• Vendredi 27 avril, les quatre athlètes du SAJ, Valentin, Mériem, Alexi et Nicolas se sont entrainés avec un invité spécial : le député Monsieur Fabrice Brun. Rendez-vous le matin au stade de Roqua à Aubenas.

    Monsieur Brun est venu voir comme on s’entraîne et aussi pour nous encourager pour le lendemain, pour le championnat régional d’athlétisme sport adapté à Montélimar.

    Après s’être échauffé, il nous a rejoints pour le saut en longueur.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Après il a testé le 100 mètres. Il a fait un exercice sur le départ et une course entière avec Mériem et Valentin.

     

     

     

    Puis il a essayé le lancer de vortex avec Nicolas et Alexi.

     

     

     

     

    On a fini l’entrainement en faisant ensemble des étirements.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Il est venu pour parler de l’opération Duo Day. C’est pour parler du handicap. C’est faire un duo, donc passer du temps à deux. Parler du handicap, voir comment ça se passe, échanger. C’est un moyen de montrer que des adultes en situation de handicap peuvent faire plein de choses : travailler, faire des études, faire du sport… Monsieur Brun a choisi de venir nous voir le temps d’un entrainement et pour discuter avec nous.

    Il était venu à notre fête d’été au SAJ. C’est lui aussi qui a acheté notre gros poisson en céramique que nous avions fait pour l’expo à Vals.

    Nous trouvons qu’il s’est bien débrouillé, même s’il dit qu’il n’a pas beaucoup de temps pour faire du sport.

     

    Au fait, ça fait quoi un député ?

    C’est quelqu’un pour qui on vote, lors des élections législatives. Il est élu pour cinq ans. Il est à la fois chez lui, en Ardèche pour Monsieur Brun, à la fois à l’Assemblée Nationale à Paris. C’est cette assemblée qui vote les lois. Il représente les gens qui habitent au même endroit que lui. Les députés passent du temps chez eux et à Paris, ce qui permet au gouvernement à Paris de savoir ce qui se passe ailleurs.

    C’est un peu comme le maire. Mais le maire s’occupe que de la commune où il est élu, alors que le député s’occupe d’une plus grande zone (une circonscription) dans un département (l’Ardèche par exemple).

     

     

    Nous remercions les journalistes de La Tribune et du Dauphiné qui ont fait de jolis articles.

    Un invité pour l'entrainement

    Et merci à Fabrice Brun pour l'article sur son site internet : article Site M. Brun


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  • Bienvenue MaëlleMaëlle est en stage au SAJ, du 26 février au 15 juin. Elle est à l'école de Privas, pour devenir monitrice éducatrice. 

     

    Avant de lui poser toutes nos questions, nous avons commencé par le jeu du portrait chinois. Si j'étais...

     

     

     

     

     

     

    Si j'étais une couleur, je serais jaune.

    Si j'étais une princesse, je serais la princesse au petit pois (un conte où un prince cherche la vraie princesse).

    Cliquez pour lire l'histoire

    Si j'étais un journaliste, je serais d'investigation (qui cherche, qui fouille, qui prend du temps).

    Si j'étais un pays, je serais l'Italie.

    Si j'étais de la musique, je serais une chanson de Céline Dion.

    Si j'étais présidente, je serais Obama (ancien président des USA).

    Si j'étais un rouge à lèvres, je serais flashy (qui brille).

    Si j'étais un aliment, je serais les lasagnes.

    Si j'étais une boisson, je serais un mojito (menthe, citron vert, rhum, sucre).

    Si j'étais un jeu, je serais d'aventure.

    Si j'étais un animal, je serais un cheval.

    Si j'étais une actrice, je serais Angelina Jolie.

    Si j'étais une voiture, je serais un quatre quatre.

    Si j'étais un bijou, je serais une bague.

    SI j'étais un félin, je serais une tigresse.

    Si j'étais une partie du corps, je serais le cœur.

    Si j'étais une maîtresse d'école, je serais attentionnée.

    Si j'étais un gâteau, je serais un brownie au chocolat.

    Si j'étais un lieu, je serais au sommet d'une montagne.

    Si j'étais une super héroïne, je serais Supergirl.

    Si j'étais un fruit, je serais la pastèque.

    Si j'étais une fleur, je serais un coquelicot.

    Si j'étais un instrument de musique, je serais un piano.

    Si j'étais un sentiment, je serais apaisée.

    Si j'étais un film, je serais "la couleur des sentiments".

    Si j'étais une saison, je serais l'été, la canicule.

    Si j'étais des vacances, je serais à Madrid.

    Si j'étais un sport, je serais l'équitation.

     

     


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  • Aujourd’hui, nous avons regardé un petit film, un court métrage, qui s’appelle Le Cadeau.

    Le film commence par des bruits. Ça tire. Un garçon, chez lui, joue avec sa manette à un jeu de guerre sur la console. Sa maman arrive. Elle a mis un carton sur la table. Au début, le garçon ne l’ouvre pas. Il continue son jeu. Après il l’ouvre. Dedans, il y a un chien jaune, gentil, petit. Il le porte et après il le jette quand il voit que sa patte n’est pas pareil que les autres. Il manque un bout. Il fait « baah », comme quand on goûte quelque chose de pas bon ou qu’on voit quelque chose de moche. Ça ne lui plait pas, alors il jette le chien qui tombe sur le dos. Le chien vient vers le pied du garçon. Le garçon continue de jouer à la console et le pousse avec le pied. Il est méchant. Le chien a vu la balle, il va la chercher. Il tape sa tête sur le placard et amène la balle vers le garçon : le chien a envie de jouer. Le garçon tape dans la balle qui va sur le carton. Le chien va la chercher. Il rentre dans le carton. Il finit sous le carton. Le garçon commence à rire en voyant le chien. Le chien ramène la balle avec sa bouche vers le garçon. Il lui manque une patte : c’est difficile pour lui de courir. Le garçon arrête le jeu sur la console. Il prend la balle dans sa main. Il va jouer dehors avec le chien. On voit qu’il manque une jambe au garçon. Il a des béquilles. Sa jambe est coupée. Dehors, il jette la balle au chien.

     

    Le cadeau, le titre du court métrage, c’est le chien pour le garçon. Le chien est handicapé, il lui manque une patte. L’enfant est handicapé, il lui manque une jambe et un pied. Il ne peut pas marcher sans ses béquilles. Les deux ont du mal à courir, à marcher, ils sont pareils. Mais ils vont jouer tous les deux malgré la patte en moins, malgré la jambe en moins.

    La console c’est bien. Mais pas tout le temps. Il faut aussi aller dehors.

    Ils sont handicapés mais jouent ensemble. Ils arrivent à faire ce qu’ils ont envie de faire, mais autrement.

    Le garçon a l’air triste, en colère au début, surtout quand il voit le chien avec la patte en moins. Peut-être qu’il se sent seul. Est-ce qu’il a des copains ? Il préfère rester chez lui. Sa mère lui offre un chien pour lui faire plaisir. C’est comme un copain. C’est pour lui remonter le moral. Sa maman veut faire passer un message : le chien est handicapé mais il s’amuse, sourit, joue. Il va vers le garçon. Il fait comme tous les bébés chiens. C’est pareil pour son fils : amuse toi, profite de la vie comme tu peux. Joue, pourrait lui dire sa maman. Il faut profiter de ce qu’on a, des autres.

    C’est dur d’être handicapé, de ne pas avoir ses deux jambes. Il sait qu’il y a plein de choses qu’il ne peut pas faire. Il doit être énervé. Avec le chien handicapé, sa maman lui montre que le chien fait comme il peut, que ce n’est pas facile, mais il fait comme les autres petits chiens : il joue, il saute, il court, il s’amuse. En plus, le chien veut jouer avec lui, c’est mieux que de rester tout seul dans son coin devant sa console.

    En regardant ce film, c’est comme un dessin animé, c’est marrant. Quand on a vu le chien handicapé, ça fait bizarre, mais ce n’est pas gênant. Il est mignon et rigolo. Quand on voit l’enfant se lever, ça fait bizarre aussi. On comprend qu’il soit de mauvaise humeur. C’est dur de le voir taper dans le chien. Il n’y est pour rien. Ça ne sert à rien de s’en prendre aux autres. Après, ça fait plaisir de les voir jouer ensemble. Le garçon comprend que le chien même handicapé joue, a l’air heureux. Il se débrouille pour faire avec une patte en moins. C’est comme si le chien disait au garçon : viens jouer avec moi au lieu de rester dans ton coin.

    On veut dire la même chose que le chien : le handicap c’est ne pas pouvoir faire tout ce qu’on veut comme on veut. C’est faire ce qu’on peut comme on peut. Et c’est plus facile si on a de l’aide, si on est avec les autres.

    Pour voir le film

     


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  • Jeudi 25 janvier, c’était l’heure de la galette des rois et pour souhaiter la bonne année (et bonne santé). Les adultes du SAJ, les travailleurs de l’ESAT et les enfants de l’IME, avec tous les éducateurs et les gens qui travaillent ici, se sont réunis à la cantine de l’ESAT. Nous avons invité les chauffeurs des taxis.

    La galette régale

    Mardi après-midi, un groupe est parti aider en cuisine pour préparer les galettes : couper les potirons, mélanger les ingrédients pour la pâte.

    Jeudi, à 14 heures, nous avons préparé la salle : pousser les tables, disposer les chaises, préparer le coin buffet.

    A partir de 15 heures 30, les familles sont arrivées. Monsieur Pascal Stauder a pris la parole. C’est le nouveau directeur du SAJ et de l’IME. Après, Sandra a fait un discours. Elle a parlé du prochain spectacle qui aura lieu le 16 juin. Des adultes du SAJ vont présenter une pièce de théâtre avec chant et musique. Elle a aussi parlé d’athlétisme et des participants qui font encore cette année les compétitions, jusqu’au championnat de France à Nîmes en juillet.

    La galette régale

     

    Après on a mangé la galette et bu un verre. Les galettes ont été préparées par la cuisine de l’ESAT, avec Pascal et Eli, le chef de cuisine qui remplace Laurence. La recette cette année mélangeait du potiron, de l’orange et des noisettes. Elise Laurent, la directrice de l'ADAPEI 07 a fait le service avec Elie et Sandra.

    La galette régale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La galette régale

    Avant que tout le monde parte, nous avons demandé aux familles de venir au SAJ pour regarder un diaporama sur les activités que nous avons fait entre août 2017 et janvier 2018. Madame Laurent, est venue aussi. Ils ont bien aimé notre film.

     

     

     

     

     

     

    La galette régale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mériem : « C’était bien parce qu’on a vu Pascal, le nouveau directeur. On était serrés, à côté à la cantine, quand on a mangé la galette ». Tu voudrais le refaire avec tout le monde ? « Oui. Avec Denis, avec la musique ».

    Frédéric : « Ça s’est bien passé parce que Sandra a bien parlé et Pascal aussi. J’ai bien mangé. On était nombreux, mais il y avait assez de place pour moi. J’ai vu Abdel, Patrick et Jérémy». Qui est Abdel ? « Le copain de Mériem ». Et qui est Patrick ? « Le chauffeur de taxi ». Et Jérémy ? « En bas à Lalevade, il travaille à l’ESAT ». Vous étiez à l’IME ensemble ? « Oui ».

    Franck : Tu as aimé la galette ? « Oui ». Tu es venu avec qui ? « Avec ma maman et Sandrine ma sœur ». Tu as passé un bon moment ? « Oui ».

    Marylène : Ça t’a plu ? « Oui ». Avec qui es-tu venu ? « Avec maman ». Tu viendras à la prochaine fête ? « Oui (elle rit) ».

    Valentin : Comment as-tu trouvé cette journée ? « Bien ». Tu voudrais le refaire ? « Oui ».

    Christophe : « C’était bien parce que la galette était bonne ». Assez de place dans la salle ? « Oui ».

    En voyant les photos, Elodie se tapote le ventre et dit « gâteau », en souriant.

    Alexi : « La salle était trop petite, trop remplie. La galette au potiron était bonne. La prochaine fois, c’est nous qui ferons les galettes. On inviterait l’ESAT et l’IME, voir si c’est la même ambiance ». Comment as-tu trouvé l’ambiance cette fois ? « Pas mal ».

    Mika: "C'était très bien avec le CAT et l'IME. C'est comme c'était avant quand on faisait la fête de l'été avec l'IME. Je n'ai pas profité, je n'ai pas dit bonjour à tout le monde. Il y avait beaucoup de chaises au milieu. Mais les gens étaient contents. Ils ont parlé avec les autres. J'aimerais bien recommencer. Avec les petits de l'IME; ils ont pris leurs galettes pour retourner dans leur groupe. Je voudrais une salle plus grande pour profiter un peu plus". 


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  • Jeudi 24 août, Silvio est venu au SAJ pour fêter son départ. Il va aller dans un SAJ à Montélimar, à côté de chez lui. On est triste mais c’est bien pour lui. Il aura moins de transport.

    Le jeudi après-midi, tout le monde était réuni : les usagers, Silvio, ses parents, Sandra, Laurence, Alain, Nadège, Bruno. On a offert des cadeaux à Silvio : un bracelet, un CD, un set de l’Ardèche et une photo du groupe.

    Au revoir Silvio

    Au revoir SilvioAu revoir Silvio

    Au revoir Silvio

     

    Ses parents sont venus avec un gros cadeau : une très belle horloge que nous mettrons au SAJ. Nous trouvons ça vraiment gentil de leur part.


    Au revoir Silvio

    Sandra a fait un discours. Elle a souhaité bonne continuation à Silvio. Nous aussi. Nous sommes très contents de l’avoir connu au SAJ. Nous avons fait plein de choses avec lui. On espère le revoir souvent, déjà à la fête d’été le 8 septembre.

    Mme Laterza, sa maman, a fait un discours aussi. C’était très beau, elle était émue. Nous aussi. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le matin, on avait préparé des gâteaux avec Silvio. Nous les avons mangés l’après-midi. L’ESAT nous a donné les boissons. 

    Au revoir Silvio

    Nous espérons que ça se passe bien pour lui à Montélimar. Il va nous manquer. Il est toujours de bonne humeur, il rigole. Coralie a passé de bons moments avec lui en athlétisme, comme à Nantes pour les championnats de France. On va peut-être se croiser la saison prochaine sur les pistes d’athlé. Les championnats régionaux devraient être à Montélimar en plus, ça tombe bien. On sera content de le revoir, même s’il n’a pas le maillot bleu SAJ !

    Au revoir Silvio

    Silvio aime faire plein de choses, la couture, la cuisine, chanter avec Denis, participer au Téléthon, à Vals 1900, à l’expo… Il est toujours partant. C’est bien car on peut compter sur lui.

    Nous sommes tristes qu’il parte, mais on est sûr qu’il va se faire de nouveaux copains, qu’il va faire plein de choses qu’il aime. Tout ça près de chez lui. Et Montélimar, ce n’est pas loin d’ici…

    Nous remercions beaucoup ses parents pour leur cadeau, le discours. Ils sont très gentils. 

    A bientôt Silvio, on pense à toi. Gros bisous !

     

     

    Avec l'accord de ses parents, voici le discours lu par Madame Laterza : 

    "Par un matin d’hiver, en janvier 2006, je suis arrivé à Lalevade accompagné de mes parents, pour intégrer l’IME « Amitié ». A l’époque, nous arrivions de l’Ain et demeurions à Villeneuve-de-Berg. Papa ayant trouvé du travail en Ardèche (la terre natale de maman), nous sommes donc arrivés moi et ma sœur dans la région.

                J’avais 11 ans, mes parents et moi fûmes accueillis ce jour-là par le directeur en poste ; de manière solennelle mais chaleureuse, il nous présenta l’établissement et me souhaita la bienvenue. Au fond de moi, ce jour-là, j’étais très impressionné, j’éprouvais tout comme mes parents une certaine appréhension. Je serrais très fort leurs mains, mon petit sac sur les épaules et découvrais ce nouveau monde, ces nouveaux copains. Au début, il faut bien l’avouer, ils me paraissaient différents, bizarres, un peu comme moi d’ailleurs, mais rapidement de bizarreries en bizarreries, les craintes balayées, ils devinrent les meilleurs amis de mon nouveau terrain de jeux. Je m’habituai très vite à ce nouvel environnement, son rythme de vie malgré la nouveauté. J’arrivais le matin et repartais le soir à la maison, à midi « cantine » avec mes copains, le tout bercé par mes activités quotidiennes.

                Les années « IME » ont passé et son lot de souvenirs qui resteront gravés dans ma mémoire, j’ai grandi. A cette époque-là, nouveau changement, j’ai quitté Villeneuve par nécessité, pour m’établir avec ma famille sur Montélimar.

    Là, ont commencé certaines difficultés sachant que je demeurais encore à Lalevade. Nouvelle vie, nouvelle maison, nouvelle région, mais au bout du compte, je restais toujours fidèle à Lalevade !

                Pendant plus de 11 ans, j’effectuais les navettes accompagné de mes parents, bercé entre la Drôme et l’Ardèche. Pas moins de 100 kilomètres journaliers au compteur, il fallait rejoindre mon taxi pour Lalevade qui m’attendait de l’autre côté du Rhône, direction Le Teil ; car il ne pouvait pas venir jusqu’à la maison.

                Quotidiennement matin et soir, 5 jours par semaine, en fonction des horaires de travail de papa, maman et moi faisions ce qu’elle avait pris pour habitude d’appeler, non sans humour, notre pèlerinage au Teil. Elle ne conduisait pas, alors il avait fallu s’adapter, départ à pied depuis la maison à la gare (20 minutes environ), nous battions le pavé montilien à 7 heures du matin dans les rues désertes presque par tous les temps !... On rejoignait la gare, puis le car en direction du Teil. Combien de navettes incessantes a-t-elle fait entre Drôme et Ardèche, l’organisation était bien rodée, elle connaissait presque par cœur les horaires des cars. Papa ne m’en voudra sûrement pas de dire que maman fut ma plus fidèle accompagnatrice, au fil de toutes ces années, malgré les aléas de la vie, la maladie, toujours fidèle au poste, elle avait même essayé de travailler mais avait dû y renoncer.

                Il fallait se lever tôt et souvent rentrer tard à la maison, mais qu’importe je ne me plaignais jamais. J’entendais maman craindre pour ma fatigue ou me houspiller parce que je ne marchais pas assez vite, que nous allions manquer le car, mais qu’importe le bonheur de me rendre à Lalevade me donnait des ailes.

                De trajets en trajets, nous étions devenus elle et moi célèbres, malgré nous, presque tout le monde nous connaissait, des chauffeurs de car à la serveuse du bar du Teil où maman patientait en buvant un café en attendant Silvio ! Il fallait bien tuer le temps !... Combien de gens avons-nous croisés sur notre route ! En 2015, alors que j’approchais de mes 20 ans, je vis partir avec regrets, l’un après l’autre, mes amis de l’IME ; ceux qui comme moi, du groupe des Sortants, s’envolaient vers d’autres destinées. Je commençais à trouver le temps long.

                Papa et maman avaient beau m’expliquer que mon tour viendrait, je ne comprenais pas ! Pourquoi eux ? et pas moi ? Et puis à l’aube de ma vingtième année, la chance me sourit - merci M. Monteillard - et je continuais mon chemin aux Babelous ! en attendant de me rapprocher peut-être un jour de Montélimar… Cette fois mon univers changeait, j’entrais dans le monde des adultes. Je m’adaptais sans problème et commençais de nouvelles aventures avec mes nouveaux amis. Ma petite vie aux Babelous fut rythmée par un bonheur intense. Je me suis senti heureux, épanoui au milieu de ce que maman avait coutume de dire « ma deuxième famille », ma « deuxième maison »…

                Après tout Montélimar et son foyer pouvaient attendre… D’ailleurs, tout cela me paraissait un peu abstrait, lointain. J’étais bien trop occupé à vivre ma petite vie à travers toutes les activités diverses que je faisais aux Babelous avec mes amis, et ce grâce à nos chers éducs ! Jamais à court d’idées, demandez le programme ! Une fois la machine lancée, rien ne pouvait plus s’arrêter pas même le temps jusqu’en 1900 ! Et comme on ne change pas une équipe qui gagne ils nous ont même porté jusqu’aux championnats de France d’athlétisme. Combien de moments avons-nous passés dans la quête de nos chères médailles ! D’entrainements en entrainements, des larmes, de la sueur, du dépassement de soi en luttant contre nous-mêmes ! Le tout peuplé de voyages, de rencontres, les bleus des Babelous ont assuré le service maximum… Ensemble portés par nos différences, des moments que l’on voudrait éternels… Et puis un jour de juillet, le téléphone a sonné, la nouvelle est tombée, on m’appelait moi, Silvio, dans mon nouveau foyer. Il me fallait rentrer à la maison, la grande récréation se terminait. J’ai eu beaucoup de peine, papa et maman aussi. Bien sûr, cette place était attendue, les larmes ont coulé, nous étions paradoxalement heureux et tristes à la fois… Grisé par tant de bonheur on en oublie le temps qui passe…

                Comme notre ami David avant moi, et bientôt Charly, combien d’autres suivront. Aujourd’hui, je suis triste ; mes parents m’ont expliqué que la vie est ainsi faite, que nos routes, nos amis se suivent et se séparent, chacun prend sa direction.

                Ma parenthèse « Babelous » se referme ; mais le souvenir de vous tous ici réunis aujourd’hui, qui m’avez accompagné restera à jamais gravé dans mon cœur.

                Cette fraternité, ce lien indissoluble qui nous unit m’accompagnera désormais dans ma nouvelle vie à Montélimar et m’aidera à franchir ce cap douloureux.

                Et puis la traversée du Rhône n’étant pas si longue, je ne serais pas étonné qu’au détour d’une route, d’un stade, au cours d’une escapade montilienne à mon nouveau foyer, nous ayons tous la joie de nous retrouver le temps d’un moment empreint de convivialité.

     

                Un grand merci à tous".

     


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