• Le samedi 16 juin, nous vous attendons au Centre Le Bournot, à Aubenas, pour voir notre spectacle Place Libre. Nous jouons deux fois, à 18h et à 20h30.

    Du théâtre, de l’image et de la vidéo, de la musique et des instruments, du chant et de la voix, tout ça sur une vraie scène. Vous savez que Valentin, Mika, Mériem, Nicolas, Alexi, Lucie et Youssef participent pour le SAJ. Malheureusement, Coralie, qui avait commencé avec nous, ne pourra pas être sur scène car elle s’est fait mal au genou en athlétisme.

    Comme c’est un spectacle partagé, nous ne sommes pas que nous sur scène. Il y a aussi des résidents du foyer de vie Les Oliviers de Lachapelle. L’orchestre de la NEMA (Nouvelle Ecole de Musique d’Aubenas) sera avec nous aussi. Des élèves du lycée Gimond d’Aubenas vont nous accompagner. La Maison de l’Image nous prête leur table magique, la mash’up.

    Pour le théâtre, c’est Damien (de la compagnie La Grange à Papa) qui encadre.

    Place libre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Samuel s’occupe de la voix, Jérôme pour la vidéo et Mireille pour les instruments. Il y a aussi Guitou avec Mireille. Nous les connaissons bien depuis que nous avons commencé l’atelier musique.

    Place libre

    Place libre

     

     

    Pour faire de tout ça un spectacle, nous avons besoin de ce qu’on appelle une mise en scène. C’est le collectif Petit Pois Princesse qui s’en occupe, Noémie, Fanny et Georges.

    Sur scène, vous verrez aussi Thomas, Stéphane et des éducatrices de Lachapelle. Ils sont là pour les répétitions mais aussi pour jouer avec nous.

    Vos verrez aussi du sound painting. C’est de l’anglais qu’on peut traduire par peinture de son. « Debout, assis, marche, arrête, joue, chante, siffle… ». Le chef d’orchestre fait des gestes qui donnent des indications pour agir. C’est donc dirigé mais il y a aussi de l’improvisation, c’est-à-dire des moments où on ne sait pas ce qui va se passer, ce que nous allons faire. C’est ça qui est rigolo pour Mika.

     Place libre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et pourquoi Place Libre ?

    Sur scène, on va dormir, travailler, faire le clown avec Thomas, du sport avec chef Mika, vous dire nos rêves… Et d’autres surprises. On va trouver sa place pour être ensemble. C’est pour ça que c’est un spectacle partagé. Quel que soit notre handicap, d’où on vient, notre âge, ce qu’on sait faire, il y a de la place pour tout le monde.

    Et libre parce que nous avons tous envie d’être libre, de choisir ce que nous voulons faire. Parfois ce n’est pas possible, ça reste un rêve, que nous pouvons dire aux autres. Parfois c’est possible et on veut choisir, dire ce qu’on pense. Nous savons que nous avons besoin de notre famille, des éducateurs pour nous aider. Mais nous avons aussi envie de décider, dire ce qu’on veut faire et pas que les autres parlent tout le temps à notre place.

     

    Nous avons commencé ce projet en septembre 2017. Nous sommes allés au foyer de Lachapelle pour faire des photos de nos mains, de nos visages, sur les émotions. Après, nous avons testé les ateliers théâtre, voix et instruments. Puis nous avons choisi ce que nous souhaitions faire. Mika, Mériem et Valentin ont choisi le théâtre. Alexi, Nicolas et Coralie la voix. Youssef et Lucie les instruments. Nous avons commencé à créer le spectacle, d’abord tous les quinze jours puis tous les mercredis matin. Nous avons appris des consignes, à écouter, s’écouter, prendre sa place, la laisser aux autres, pour faire ensemble un spectacle.

    Nous nous préparons à une semaine de répétitions. Lundi 4 et mardi 5 juin après-midi au foyer de Lachapelle. Jeudi et vendredi après au Centre Le Bournot.

     

    N’oubliez pas d’appeler au SAJ, 04 75 94 34 35, pour réserver vos places et l’horaire.

     

    Place libre

     

     


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  • Vendredi 27 avril, les quatre athlètes du SAJ, Valentin, Mériem, Alexi et Nicolas se sont entrainés avec un invité spécial : le député Monsieur Fabrice Brun. Rendez-vous le matin au stade de Roqua à Aubenas.

    Monsieur Brun est venu voir comme on s’entraîne et aussi pour nous encourager pour le lendemain, pour le championnat régional d’athlétisme sport adapté à Montélimar.

    Après s’être échauffé, il nous a rejoints pour le saut en longueur.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Après il a testé le 100 mètres. Il a fait un exercice sur le départ et une course entière avec Mériem et Valentin.

     

     

     

    Puis il a essayé le lancer de vortex avec Nicolas et Alexi.

     

     

     

     

    On a fini l’entrainement en faisant ensemble des étirements.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Il est venu pour parler de l’opération Duo Day. C’est pour parler du handicap. C’est faire un duo, donc passer du temps à deux. Parler du handicap, voir comment ça se passe, échanger. C’est un moyen de montrer que des adultes en situation de handicap peuvent faire plein de choses : travailler, faire des études, faire du sport… Monsieur Brun a choisi de venir nous voir le temps d’un entrainement et pour discuter avec nous.

    Il était venu à notre fête d’été au SAJ. C’est lui aussi qui a acheté notre gros poisson en céramique que nous avions fait pour l’expo à Vals.

    Nous trouvons qu’il s’est bien débrouillé, même s’il dit qu’il n’a pas beaucoup de temps pour faire du sport.

     

    Au fait, ça fait quoi un député ?

    C’est quelqu’un pour qui on vote, lors des élections législatives. Il est élu pour cinq ans. Il est à la fois chez lui, en Ardèche pour Monsieur Brun, à la fois à l’Assemblée Nationale à Paris. C’est cette assemblée qui vote les lois. Il représente les gens qui habitent au même endroit que lui. Les députés passent du temps chez eux et à Paris, ce qui permet au gouvernement à Paris de savoir ce qui se passe ailleurs.

    C’est un peu comme le maire. Mais le maire s’occupe que de la commune où il est élu, alors que le député s’occupe d’une plus grande zone (une circonscription) dans un département (l’Ardèche par exemple).

     

     

    Nous remercions les journalistes de La Tribune et du Dauphiné qui ont fait de jolis articles.

    Un invité pour l'entrainement

    Et merci à Fabrice Brun pour l'article sur son site internet : article Site M. Brun


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  • Bienvenue MaëlleMaëlle est en stage au SAJ, du 26 février au 15 juin. Elle est à l'école de Privas, pour devenir monitrice éducatrice. 

     

    Avant de lui poser toutes nos questions, nous avons commencé par le jeu du portrait chinois. Si j'étais...

     

     

     

     

     

     

    Si j'étais une couleur, je serais jaune.

    Si j'étais une princesse, je serais la princesse au petit pois (un conte où un prince cherche la vraie princesse).

    Cliquez pour lire l'histoire

    Si j'étais un journaliste, je serais d'investigation (qui cherche, qui fouille, qui prend du temps).

    Si j'étais un pays, je serais l'Italie.

    Si j'étais de la musique, je serais une chanson de Céline Dion.

    Si j'étais présidente, je serais Obama (ancien président des USA).

    Si j'étais un rouge à lèvres, je serais flashy (qui brille).

    Si j'étais un aliment, je serais les lasagnes.

    Si j'étais une boisson, je serais un mojito (menthe, citron vert, rhum, sucre).

    Si j'étais un jeu, je serais d'aventure.

    Si j'étais un animal, je serais un cheval.

    Si j'étais une actrice, je serais Angelina Jolie.

    Si j'étais une voiture, je serais un quatre quatre.

    Si j'étais un bijou, je serais une bague.

    SI j'étais un félin, je serais une tigresse.

    Si j'étais une partie du corps, je serais le cœur.

    Si j'étais une maîtresse d'école, je serais attentionnée.

    Si j'étais un gâteau, je serais un brownie au chocolat.

    Si j'étais un lieu, je serais au sommet d'une montagne.

    Si j'étais une super héroïne, je serais Supergirl.

    Si j'étais un fruit, je serais la pastèque.

    Si j'étais une fleur, je serais un coquelicot.

    Si j'étais un instrument de musique, je serais un piano.

    Si j'étais un sentiment, je serais apaisée.

    Si j'étais un film, je serais "la couleur des sentiments".

    Si j'étais une saison, je serais l'été, la canicule.

    Si j'étais des vacances, je serais à Madrid.

    Si j'étais un sport, je serais l'équitation.

     

     


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  • Aujourd’hui, nous avons regardé un petit film, un court métrage, qui s’appelle Le Cadeau.

    Le film commence par des bruits. Ça tire. Un garçon, chez lui, joue avec sa manette à un jeu de guerre sur la console. Sa maman arrive. Elle a mis un carton sur la table. Au début, le garçon ne l’ouvre pas. Il continue son jeu. Après il l’ouvre. Dedans, il y a un chien jaune, gentil, petit. Il le porte et après il le jette quand il voit que sa patte n’est pas pareil que les autres. Il manque un bout. Il fait « baah », comme quand on goûte quelque chose de pas bon ou qu’on voit quelque chose de moche. Ça ne lui plait pas, alors il jette le chien qui tombe sur le dos. Le chien vient vers le pied du garçon. Le garçon continue de jouer à la console et le pousse avec le pied. Il est méchant. Le chien a vu la balle, il va la chercher. Il tape sa tête sur le placard et amène la balle vers le garçon : le chien a envie de jouer. Le garçon tape dans la balle qui va sur le carton. Le chien va la chercher. Il rentre dans le carton. Il finit sous le carton. Le garçon commence à rire en voyant le chien. Le chien ramène la balle avec sa bouche vers le garçon. Il lui manque une patte : c’est difficile pour lui de courir. Le garçon arrête le jeu sur la console. Il prend la balle dans sa main. Il va jouer dehors avec le chien. On voit qu’il manque une jambe au garçon. Il a des béquilles. Sa jambe est coupée. Dehors, il jette la balle au chien.

     

    Le cadeau, le titre du court métrage, c’est le chien pour le garçon. Le chien est handicapé, il lui manque une patte. L’enfant est handicapé, il lui manque une jambe et un pied. Il ne peut pas marcher sans ses béquilles. Les deux ont du mal à courir, à marcher, ils sont pareils. Mais ils vont jouer tous les deux malgré la patte en moins, malgré la jambe en moins.

    La console c’est bien. Mais pas tout le temps. Il faut aussi aller dehors.

    Ils sont handicapés mais jouent ensemble. Ils arrivent à faire ce qu’ils ont envie de faire, mais autrement.

    Le garçon a l’air triste, en colère au début, surtout quand il voit le chien avec la patte en moins. Peut-être qu’il se sent seul. Est-ce qu’il a des copains ? Il préfère rester chez lui. Sa mère lui offre un chien pour lui faire plaisir. C’est comme un copain. C’est pour lui remonter le moral. Sa maman veut faire passer un message : le chien est handicapé mais il s’amuse, sourit, joue. Il va vers le garçon. Il fait comme tous les bébés chiens. C’est pareil pour son fils : amuse toi, profite de la vie comme tu peux. Joue, pourrait lui dire sa maman. Il faut profiter de ce qu’on a, des autres.

    C’est dur d’être handicapé, de ne pas avoir ses deux jambes. Il sait qu’il y a plein de choses qu’il ne peut pas faire. Il doit être énervé. Avec le chien handicapé, sa maman lui montre que le chien fait comme il peut, que ce n’est pas facile, mais il fait comme les autres petits chiens : il joue, il saute, il court, il s’amuse. En plus, le chien veut jouer avec lui, c’est mieux que de rester tout seul dans son coin devant sa console.

    En regardant ce film, c’est comme un dessin animé, c’est marrant. Quand on a vu le chien handicapé, ça fait bizarre, mais ce n’est pas gênant. Il est mignon et rigolo. Quand on voit l’enfant se lever, ça fait bizarre aussi. On comprend qu’il soit de mauvaise humeur. C’est dur de le voir taper dans le chien. Il n’y est pour rien. Ça ne sert à rien de s’en prendre aux autres. Après, ça fait plaisir de les voir jouer ensemble. Le garçon comprend que le chien même handicapé joue, a l’air heureux. Il se débrouille pour faire avec une patte en moins. C’est comme si le chien disait au garçon : viens jouer avec moi au lieu de rester dans ton coin.

    On veut dire la même chose que le chien : le handicap c’est ne pas pouvoir faire tout ce qu’on veut comme on veut. C’est faire ce qu’on peut comme on peut. Et c’est plus facile si on a de l’aide, si on est avec les autres.

    Pour voir le film

     


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  • Jeudi 25 janvier, c’était l’heure de la galette des rois et pour souhaiter la bonne année (et bonne santé). Les adultes du SAJ, les travailleurs de l’ESAT et les enfants de l’IME, avec tous les éducateurs et les gens qui travaillent ici, se sont réunis à la cantine de l’ESAT. Nous avons invité les chauffeurs des taxis.

    La galette régale

    Mardi après-midi, un groupe est parti aider en cuisine pour préparer les galettes : couper les potirons, mélanger les ingrédients pour la pâte.

    Jeudi, à 14 heures, nous avons préparé la salle : pousser les tables, disposer les chaises, préparer le coin buffet.

    A partir de 15 heures 30, les familles sont arrivées. Monsieur Pascal Stauder a pris la parole. C’est le nouveau directeur du SAJ et de l’IME. Après, Sandra a fait un discours. Elle a parlé du prochain spectacle qui aura lieu le 16 juin. Des adultes du SAJ vont présenter une pièce de théâtre avec chant et musique. Elle a aussi parlé d’athlétisme et des participants qui font encore cette année les compétitions, jusqu’au championnat de France à Nîmes en juillet.

    La galette régale

     

    Après on a mangé la galette et bu un verre. Les galettes ont été préparées par la cuisine de l’ESAT, avec Pascal et Eli, le chef de cuisine qui remplace Laurence. La recette cette année mélangeait du potiron, de l’orange et des noisettes. Elise Laurent, la directrice de l'ADAPEI 07 a fait le service avec Elie et Sandra.

    La galette régale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La galette régale

    Avant que tout le monde parte, nous avons demandé aux familles de venir au SAJ pour regarder un diaporama sur les activités que nous avons fait entre août 2017 et janvier 2018. Madame Laurent, est venue aussi. Ils ont bien aimé notre film.

     

     

     

     

     

     

    La galette régale

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mériem : « C’était bien parce qu’on a vu Pascal, le nouveau directeur. On était serrés, à côté à la cantine, quand on a mangé la galette ». Tu voudrais le refaire avec tout le monde ? « Oui. Avec Denis, avec la musique ».

    Frédéric : « Ça s’est bien passé parce que Sandra a bien parlé et Pascal aussi. J’ai bien mangé. On était nombreux, mais il y avait assez de place pour moi. J’ai vu Abdel, Patrick et Jérémy». Qui est Abdel ? « Le copain de Mériem ». Et qui est Patrick ? « Le chauffeur de taxi ». Et Jérémy ? « En bas à Lalevade, il travaille à l’ESAT ». Vous étiez à l’IME ensemble ? « Oui ».

    Franck : Tu as aimé la galette ? « Oui ». Tu es venu avec qui ? « Avec ma maman et Sandrine ma sœur ». Tu as passé un bon moment ? « Oui ».

    Marylène : Ça t’a plu ? « Oui ». Avec qui es-tu venu ? « Avec maman ». Tu viendras à la prochaine fête ? « Oui (elle rit) ».

    Valentin : Comment as-tu trouvé cette journée ? « Bien ». Tu voudrais le refaire ? « Oui ».

    Christophe : « C’était bien parce que la galette était bonne ». Assez de place dans la salle ? « Oui ».

    En voyant les photos, Elodie se tapote le ventre et dit « gâteau », en souriant.

    Alexi : « La salle était trop petite, trop remplie. La galette au potiron était bonne. La prochaine fois, c’est nous qui ferons les galettes. On inviterait l’ESAT et l’IME, voir si c’est la même ambiance ». Comment as-tu trouvé l’ambiance cette fois ? « Pas mal ».

    Mika: "C'était très bien avec le CAT et l'IME. C'est comme c'était avant quand on faisait la fête de l'été avec l'IME. Je n'ai pas profité, je n'ai pas dit bonjour à tout le monde. Il y avait beaucoup de chaises au milieu. Mais les gens étaient contents. Ils ont parlé avec les autres. J'aimerais bien recommencer. Avec les petits de l'IME; ils ont pris leurs galettes pour retourner dans leur groupe. Je voudrais une salle plus grande pour profiter un peu plus". 


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